Je n’aurai jamais cru me retrouver là…Je ne comprends pas vraiment ce qui s’est passé…

Hier encore, il y avait cette odeur familière dans la maison. Celle du canapé où j’avais le droit de monter celle de sa main, toujours un peu salée, toujours rassurante. Celle de mes jouets, mâchouillés mais précieux.

Et puis aujourd’hui… Plus rien de tout ça.

On m’a fait monter dans la voiture. J’étais content, pour moi la voiture, ça voulait dire promenade, vent dans les oreilles, nouvelles odeurs. J’ai remué la queue tout le long du trajet. Je pensais qu’on allait quelque part de bien.

On s’est arrêtés devant un endroit que je ne connaissais pas. Beaucoup de bruits, des aboiements et trop d’odeurs entremêlées. De la peur, surtout. J’ai senti la peur avant même de comprendre.

Il a parlé avec quelqu’un. Je n’écoutais pas vraiment, je regardais autour, un peu inquiet. Puis la laisse a changé de main. C’est là que j’ai compris que quelque chose n’allait pas.

J’ai tiré un peu, pour revenir vers lui. Juste un peu. Comme pour dire : “Hé, tu m’oublies”. Mais il n’a pas ri. Il n’a pas dit mon nom. Il n’a pas caressé ma tête comme d’habitude.

Il est parti comme ça. Au début, je me suis dit qu’il revenait. Il revient toujours. Alors j’ai attendu. Assis bien droit. Comme on m’a appris. J’ai attendu longtemps.

Puis j’ai pleuré un peu, pas fort, juste assez pour qu’on sache que j’étais là, et que je ne comprenais pas.

Ici, il y a d’autres chiens. Certains aboient sans arrêt. D’autres ne bougent presque pas. Moi, je regarde la porte… Toujours la porte.

À chaque bruit de pas, mon cœur fait un bond. Peut-être que c’est lui. Peut-être qu’il s’est trompé. Peut-être qu’il vient me chercher.

Mais ce n’est jamais lui. Les humains ici sont gentils. Ils me donnent à manger. Ils me parlent doucement. Mais ce n’est pas pareil. Leur odeur n’est pas la sienne. Leur voix ne dit pas mon nom comme avant.

La nuit, c’est le pire. Je ferme les yeux et j’essaie de me souvenir : le canapé, les promenades, sa voix et mon nom.

Je me demande ce que j’ai fait de mal. Je me demande si j’ai trop aboyé. Si j’ai cassé quelque chose. Si je n’ai pas été assez sage.

Je me demande surtout pourquoi il ne revient pas. Je n’aurais jamais cru me retrouver là. Moi, je pensais que c’était pour toujours.

Depuis, j’ai été adopté et choyé par une nouvelle famille et je pense à tous mes copains qui sont restés là-bas ou les nouveaux qui vont s’y retrouver.

Vous trouvez cet article triste, alors arrêter d’adopter de façon impulsive, réfléchissez, les êtres comme moi, ont des besoins alimentaires, physiques, d’occupation, des besoins médicaux et j’ai besoin que quelqu’un s’occupe de moi lors de vos absences… Et j’ai surtout besoin d’amour pour toujours…

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