Apprendre à un chien à se poser ne consiste pas simplement à lui dire “calme-toi”, c’est lui offrir les conditions physiques et émotionnelles qui lui permettent d’y parvenir.
Comme pour les humains, le calme n’est pas un ordre, mais un état intérieur qui s’apprend, se construit et se renforce avec le temps.
Créer un environnement propice au calme
Un chien ne peut pas se détendre dans un environnement constamment stimulant.
Les bruits, les mouvements, les écrans, les jeux d’enfants, les arrivées et départs répétés créent un environnement excitant pour lui.
Créer un espace tranquille c’est à dire un coin repos, un tapis ou un panier dans un lieu non passant qui aide le chien à comprendre qu’à cet endroit il obtient de la tranquillité et de la sécurité.
Cet espace doit être donc sécurisant et respecté : on évite de le déranger quand il s’y installe.
C’est son refuge, son point d’équilibre.
Introduire des pauses dans la journée
Certains chiens ont besoin qu’on les autorise à se reposer. Surtout les jeunes, qui peuvent avoir du mal à s’arrêter d’eux-mêmes.
Essayez d’alterner les moments d’activité et les moments de récupération, qui sont essentiels :
- après une promenade stimulante, on privilégie un moment de mastication ou de détente,
- après une séance d’éducation, on laisse le chien dormir,
- après une interaction excitante (invités, jeux), on propose un retour au calme.
- après toute activité
L’idée n’est pas de “fatiguer pour calmer”, mais d’apprendre à redescendre après l’effort.
Proposer des activités apaisantes
Certaines activités favorisent naturellement la détente :
- La mastication (os, bois de cerf, jouets à mâcher, tapis de léchage) stimule la production d’endorphines, les hormones du bien-être.
- Le flairage libre (exploration lente, recherche de friandises cachées ou jardin sensoriel) apaise le système nerveux et ancre le chien dans le moment présent.
- Les massages doux ou le brossage lent renforcent la détente et la connexion émotionnelle.
- Le mantrailing ou la détection permettent d’utiliser l’énergie mentale du chien sans générer de surexcitation : il travaille avec concentration, pas avec tension.
Ces activités remplissent le besoin d’action sans déclencher trop d’excitation.
Mettre en place des rituels de retour au calme
Les chiens adorent les routines : elles leur donnent des repères clairs.
On peut ainsi instaurer de petits rituels qui signalent le passage du jeu au repos :
- changer de pièce
- retirer le harnais
- dire une phrase clé (“on se repose”, “pause tranquille”)
- s’asseoir ensemble dans le calme.
Ces transitions aident le chien à associer certains signaux à la détente.
Petit à petit, il apprend à s’apaiser plus vite.
Accepter que le calme s’apprend
Certains chiens ont besoin de temps pour comprendre ce qu’est le repos.
S’ils ont longtemps vécu dans la stimulation (chiots sursollicités, chiens réactifs, sportifs, anxieux…), leur système nerveux doit réapprendre à ralentir.
C’est un apprentissage progressif, où la patience et la cohérence sont les clés.
L’humain a un rôle essentiel : être lui-même un modèle de calme.
Un chien perçoit nos émotions et notre ton de voix ; si nous sommes apaisés, il lui sera plus facile de l’être aussi.
En conclusion
Aider son chien à se poser, c’est :
- offrir du repos de qualité
- doser les activités excitantes
- privilégier la stimulation olfactive et mentale douce
- instaurer des routines sécurisantes
et surtout, respecter son rythme.
Le calme n’est pas l’absence d’énergie, mais une énergie équilibrée.
Un chien capable de se poser, c’est un chien équilibré aussi bien dans sa tête que dans son corps.
